Samedi 9 octobre 2010
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Cette opération est coordonnée par le ministère du Développement durable. L’édition 2010 valorisait le
principe du bien circuler ensemble. L’objectif était de générer un changement de comportements en matière de déplacements pour, à terme : contribuer à la réduction des émissions de gaz
à effet de serre dues aux transports et à réduire le nombre d’accidents sur les routes.
Un appel à projets avait été lancé, invitant les collectivités locales, les entreprises exploitant un
réseau de transport, les entreprises, les associations, les services publics et les établissements scolaires à organiser, du 16 au 22 septembre, des événements liés aux sujets des
déplacements : écomobilité scolaire, transports en commun, sécurité des deux-roues motorisés, utilisation alternative de la voiture, vélo… Cette année, le thème du covoiturage est
particulièrement mis en avant. En Guadeloupe, c’est l’association An Nou Ay qui a saisi une nouvelle fois l’opportunité de sensibiliser le public sur certaines obligations en tant que
éco-citoyen.
Partager la voiture en toute occasion.
« Dans l’esprit de nombreuses personnes, le covoiturage ou l’autopartage serait une pratique
réservée aux villes. C’est pourtant en milieu rural que cette pratique trouve tout son intérêt. Et cela ne date pas d’hier !
La difficulté d’échapper à la voiture individuelle est particulièrement sensible en milieu rural, où les
densités faibles de population sont un obstacle quasi insurmontable à la rentabilité et les horaires des transports en commun. Mais avec un peu d’inventivité et de sens collectif, des solutions
originales peuvent voir le jour.
Ce n’est pas parce que l’on habite à la campagne que l’on ne peut rien faire ! Le transport à la
demande
Lorsque l’habitat est trop dispersé, les transports en commun ne sont pas toujours économiques et
écologiques. Car le taux de remplissage est un élément déterminant : un autocar de 50 places rempli à 10 % conduit à un mauvais bilan environnemental !
Des communes et des régions s’efforcent de mettre sur pied des systèmes intermédiaires entre la ligne
régulière et le taxi, afin de rationaliser leur offre, par exemple avec un véhicule de quelques places (minibus, voiture familiale) qui effectue des rotations hebdomadaires au moment où la
demande est la plus importante…Autant de systèmes où l’inventivité permet souvent de substantielles économies d’énergie. L’association An Nou Ay organise des transports en commun, avec des
véhicules adaptés, pour vos déplacement réguliers ou non, pour le travail ou en sorties loisirs, touristiques…Le plan de déplacement entreprise ou plan de déplacement pour aller au travail, à
l’école… est en quelque sorte un mini plan de déplacements interurbains à l’échelle d’une ou plusieurs entreprises ou collectivités…
Si plusieurs personnes vont travailler en direction de Basse-Terre ou Pointe à Pitre, pourquoi ne pas se
regrouper ? C’est une économie de temps : on peut se reposer pendant le trajet et on a moins de stress. C’est une économie d’argent : on divise ses frais de transport et on utilise
moins son propre véhicule. C’est une économie d’énergie : on pollue moins l’environnement. Des études montrent qu’il y a également moins d’accident…L’association An Nou Ay véhicule des
passagers tous les jours depuis près de 2 ans et compte à ce jour aucun accident, alors n’hésitez pas à vous rapprocher de nos services » précise le Président Guibrunet.
La semaine de la mobilité et de la sécurité routière de l’association s’est orchestrée en plusieurs
étapes. La 4ième journée du transport public a ouvert le bal le mercredi 15 Septembre avec une gratuité toute la journée sur la ligne Mahault-Pointe Noire grâce à la navette d’Eco Info
Bus, partenaire de l’association An Nou Ay. Une centaine de personnes ont pu profiter avec plaisir de cet évènement. Tout au long de cette semaine, les passagers de cette navette ont été
sensibilisés par un professionnel de la route et de la sécurité routière. Samedi 18 Septembre 2010, les festivités se sont poursuivies avec triple exposition, qui devaient être accompagnées d’une
projection qui s’intitulait Déplacements, une affaire de choix, mais l’association n’avait toujours pas d’électricité malgré les nombreux passages auprès des services techniques pour solliciter
la participation d’un électricien communal puisque le local qu’elle occupe est un bâtiment communal.
Samedi, c’était aussi le jour de la collecte, le public n’a pas hésité à profiter de
cette occasion pour venir déposer leurs bouteilles plastiques compactées, vos canettes et conserves propres, vos bouteilles de rhum, piles cartouches d’imprimantes, autant de matières qui ne
devraient plus atterrir dans vos poubelles ménagères et encore moins dans la nature.
C’est un bilan plutôt positif, notre action n’est qu’une goutte dans l’océan, mais a touché plusieurs
centaines de personnes tout au long de la semaine.
Le hic malgré tout, c’est que cette association a du de nouveau fermer son Point apport Volontaire au
public, puisque la matière qu’il renferme représente 7 tonnes de bouteilles plastiques compactées par les bénévoles, 5 de canettes et conserves compactées, près d’un millier de bouteilles de
rhum. « Voilà depuis près de six mois nous sollicitons les services techniques de la mairie de la commune avec qui nous avons une convention d’objectif pour cette collecte et notamment pour
le transfert de ces matières vers les différentes filières de recyclage pointoise. » déclare le président. « Cela ne nous empêchera jamais de continuer à sensibiliser le public sur
l’éco citoyenneté. »